Auteur :
Aurélie Wellenstein
Genre : Dark
fantasy
Éditions :
Scrineo
Publication :
21 mai 2015
Pages : 352
pages
Prix :
16,90€
Achat : Scrineo – Le Roi des Fauves
Résumé
Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya,
Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur
seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils
laissent le noble pour mort.
Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis
sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ».
Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront
devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible.
Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien
royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…
Avis de
Marie
Certaines éditions ont des titres particulièrement alléchants et piocher au hasard dans leur
catalogue peut être l’occasion de belles découvertes. C’est comme ça que j’ai
découvert Le Roi des Fauves. Si le
titre m’a intriguée, c’est surtout sa couverture qui a su captiver mon regard.
Puis le résumé qui nous promet noirceur,
violence, suspens… C’est sans trop d’hésitations que je me suis lancée dans
cette lecture, sans trop savoir pour autant à quoi m’attendre. Et là,
surprise ! Si je vous dis que le
lendemain, je ressemblais à un panda pour aller travailler et que je n’avais
qu’une hâte, rentrer vite à la maison, vous en pensez quoi ? Que je
n’ai pas trop dormi et qu’il faisait froid dehors ? Certes, oui, mais
encore ? Vous y êtes ? Ça y est ? Vous avez deviné ?
Ouiiiiiii ! Ce roman était
tellement accrocheur, j’avais
tellement envie de savoir le fin mot de l’histoire que c’est à grande peine que
j’ai dû reposer le livre, tant j’étais épuisée. Et puis c’était tellement
frustrant d’être presque arrivée à la fin et de ne pas pouvoir continuer. Vous
imaginez : cinquante petites pages qui vous séparent de la fin et une
longue, très longue journée qui se déroule devant vous sans pouvoir avoir ne
serait-ce qu’un tout petit moment pour terminer ! Atroce, une vraie
torture !! Là, vous vous dites : « bon, elle est bien gentille avec tout ça, mais Le Roi des Fauves, c’est quoi alors ? ». Et je
vous répondrai que c’est une très bonne question. Bravo !
Le Roi des Fauves, c’est un roman sombre, à l’atmosphère lourde et
angoissante dans lequel trois jeunes
individus vont devoir plonger dans les plus sombres tréfonds de leurs âmes pour
leur survie. Car il ne s’agit que de survie ici.
La famine touche durement le peuple tandis que les plus
riches ne cessent de s’engraisser sur leur dos, bien au chaud dans leurs belles
demeures. Ivar, Kaya et Oswald décident
de prendre le risque de braver la colère des seigneurs en allant braconner sur
leurs terres, encore riches de ressources. Qu’y a-t-il de pire : mourir de faim ou pendu au bout d’une
corde ? L’un promet une lente et douloureuse agonie, l’autre une mort
plus rapide et la fin de leurs souffrances. Mais s’ils ne se font pas attraper,
alors la chasse leur promettra un estomac rempli au moins pour quelques jours. Cependant, le fils du seigneur des lieux
les surprend. Vicieux, cruel et sans état d’âme, celui-ci n’hésitera pas à leur
faire subir les pires humiliations, pour son seul plaisir. Leur unique
échappatoire est de combattre. Après une terrible lutte, dont personne ne
sortira indemne, les trois jeunes gens
laissent le noble pour mort. Retournant à leur village, ils n’en demeurent
pas moins hantés par la peur. Peur d’être pris et accusés de meurtre, peur d’être
hantés par le fantôme du seigneur… À juste titre ! Car quelques jours plus tard, les voilà
capturés et jugés pour tentative de meurtre. La mort eut été préférable…
Car ils sont désormais condamnés à
devenir des « berserkirs ».
Ces créatures mi-animales mi-humaines,
animées exclusivement par la rage, n’ont plus aucune trace d’humanité. Leur
transformation prendra sept jours, sept jours pendant lesquels Ivar et ses amis
seront enfermés en compagnie d’autres condamnés dans l’ancien royaume d’Hadarfell,
devenu le repaire des bêtes.
Pour survivre, les trois amis devront rester solidaires et
s’entraider à chaque instant. Mais
encore faut-il se souvenir de leur humanité. Condamnés à perdre toute trace
d’humanité, comment lutter contre la
bête qui les envahit un peu plus chaque jour ? Peut-être existe-t-il
un espoir de rédemption, loin, au plus profond du royaume… Qui est ce
mystérieux individu, apparu en rêve à chacun et qui leur promet d’être
sauvé ? Pourquoi cet être sorti tout droit des pires cauchemars d’Ivar le
poursuit-il ? Surtout, pourquoi est-il le seul à le voir ?
Le royaume
d’Hadarfell recèle bien des secrets perdus dans les méandres du passé. La clé
de leur humanité s’y trouve peut-être. Pour cela, Ivar va devoir dépasser
ses limites pour aller de l’avant. Y parviendra-t-il ? Quels sacrifices
devra-t-il faire pour survivre ?
Le Roi des Fauves est un roman sombre et dur, où la pitié n’a
aucune place et où l’on ne cesse de se demander qui de l’homme ou de la bête
est le plus bestial. Il s’en dégage une ambiance lourde, pesante, à plus
d’une reprise angoissante pour ne pas dire même terrifiante à certains moments.
Imprévisible, Aurélie Wellenstein sait ménager le suspens et jouer avec les
émotions du lecteur, n’hésitant pas à le malmener autant que ses personnages,
pour le plus grand plaisir du lecteur !
Note


Belle chronique, ca donne envie ;) En plus je trouve la couverture d'Aurélien Police très réussie ce qui ne gâche rien !
RépondreSupprimerMerci ! Oui la couverture est superbe et rend bien l'ambiance très sombre du livre !
SupprimerTu donnes trop envie, c'est pas possible x) !!
RépondreSupprimerAah merci !! Il ne te reste plus qu'à craquer maintenant ;)
SupprimerLa couverture est particulièrement intrigante. Ta chronique fait vraiment envie ! Zou, dans la wishlist !
RépondreSupprimerLa couverture attire vraiment l'œil oui et rend bien compte de l'esprit du livre.
SupprimerDéjà la couverture me donne super envie et je ne lis que de bons avis donc je pense bien le lire !
RépondreSupprimerCe roman vaut vraiment le coup. Cela faisait un moment que je recherchai ce type d'ambiance très particulière et ce n'était pas évident. Mais là c'est un gros coup de cœur !
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