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La vie quand elle était à nous

Auteur : Marian Izaguirre
Genre : Roman

Éditions : Albin Michel
Publication : 30 septembre 2015
Pages : 400 pages

Prix : 21,50€

Résumé
Lola regrette le temps où son existence était peuplée de promesses et d’illusions, de livres et de discussions enflammées, d’amour et de projets pour bâtir une Espagne démocratique. L’espoir de 1936.

Quinze années ont passé et ses rêves se sont envolés.  Il ne lui reste de cette époque, à elle et à son mari Matias, qu’une petite librairie dans les ruelles sombres d’un quartier de Madrid. C’est dans ce modeste lieu de résistance culturelle que Lola fait la connaissance d’Alice, une anglaise hantée par son passé et particulièrement par la mort de l’homme qu’elle aimait.
Intriguée par un livre en vitrine, Alice entraîne Lola dans une lecture singulière et bouleversante : La fille aux cheveux de lin, l’histoire de Rose, anglaise comme elle, soupçonnée d’être la fille du duc d’Ashford… Une amitié sincère voit le jour à mesure que les deux femmes découvrent ce livre qui va lier leur destin à jamais.
Des paysages de Normandie à l’Angleterre de la première guerre mondiale, du Paris des années folles à l’Espagne des Brigades internationales, la romancière Marian Izaguirre nous entraîne dans un véritable voyage à travers la littérature, vibrant hommage à la force des mots.

Avis de Marie
La vie quand elle était à nous est un roman reçu en partenariat avec les éditions Albin Michel. Lorsque j’ai vu le quatrième de couverture, il m’a tout de suite intriguée : un roman parlant de littérature ne pouvait que susciter mon intérêt.
Une vieille dame anglaise déambule dans les rues de Madrid et croise sur son chemin un homme tapant aux portes pour livrer des livres. Si celui-ci ne la remarque pas, il n’en est rien pour elle. Intriguée, elle décide de lui emboîter le pas et le suit jusqu’à sa boutique de livres. Là, elle va découvrir un petit lieu de paradis dans cette Espagne tourmentée. C’est là que va naître une amitié incroyable entre Lola et cette dame qui se fait appeler Alice.

La Peau de Chagrin

Auteur : Honoré de Balzac
Genre : Fantastique

Edition : Livre de Poche
Collection : Les Classiques de Poche
Publication : 1er septembre 1972
Pages : 407 pages

Prix : 4,20 euros

Résumé
Raphaël de Valentin est un jeune marquis malchanceux, ruiné et solitaire, au bord du suicide. Il doit sa survie à un antiquaire, chez qui il trouve par hasard un talisman, une « peau de chagrin » censée exaucer le moindre de ses désirs. Désespéré par son odieuse vie, le jeune homme décide de céder aux caprices et aux excès. Il s’accapare la richesse et l’amour qui le fuyaient jusqu’alors. Mais chaque vœu exprimé rétrécit la peau de chagrin, et diminue l’existence de Raphaël. Vieilli, malade, il est terrifié par le pouvoir de cette peau qui emporte avec elle des fragments de sa jeunesse. L’usage inconsidéré qu’il fait de son talisman l’obligera à combattre sa nouvelle dépendance, pour éviter l’accomplissement de cette étrange et inquiétante prophétie.

Lecture commune
Balzac a semé la terreur chez certains lycéens. Figurant souvent au programme scolaire, il faut dire que la lecture de ses romans n’est pas toujours aisée et se révèle parfois laborieuse (j’ai en tête Le Lys dans la Vallée), surtout si l’on n’est pas un adepte des classiques. Pourtant, j’ai trouvé que La Peau de chagrin se démarquait agréablement, Balzac nous livrant ici un roman à la fois fantastique, philosophique et historique, à l’histoire prenante dans un style d’écriture remarquable.
Raphaël est un jeune homme ruiné en mal d’amour prêt à se suicider. Juste avant de passer à l’action, il rentre à tout hasard chez un antiquaire. Cette rencontre va changer le cours de sa vie. L’homme lui propose un objet étrange : une vieille peau toute racornie qui aurait le pouvoir de réaliser tous ses vœux les plus chers. Totalement désespéré, Raphaël accepte l’objet. C’est là que sa vie bascule. Car en effet, la Peau de chagrin possède bien de tels pouvoirs mais ils ont un prix : son usage répété et abusif diminue d’autant son espérance de vie… La prophétie s’accomplira-t-elle ? Ou bien Raphaël parviendra-t-il à réfréner ses besoins ?

Sanditon

Auteur : Jane Austen & Juliette Shapiro
Traduction : Nathalie Huet
Genre : Romance, Historique

Edition : Milady
Parution : Mai 2014
Pages :  336 pages

Prix : 8,20 euros
Achat : Fnac - Sanditon

Résumé
D'abord heureuse de contempler le spectacle tranquille de la plage et du front de mer depuis la vaste fenêtre de sa chambre, Charlotte Heywood ne tarde pas à deviner les nombreux scandales dissimulés sous cet abord serein, tout en se laissant séduire par le charme romantique de la vie au bord de la mer et par ces résidents hauts en couleur. Sanditon est-il réellement le petit paradis annoncé et Charlotte y trouvera-t-elle le bonheur ?

Avis
Il est des oeuvres qui entrent dans la légende et Sanditon en fait partie. Pourquoi me direz-vous ? Et bien, en premier lieu, à cause de son auteur, Jane Austen, romancière que l’on ne présente plus. D’autre part, Sanditon est un ouvrage inachevé qui a fait l’objet de multiples spéculations quant à la fin que son auteure, terrassée par la maladie, entendait lui donner. En novembre 2012, Marie Dobbs avait déjà relevé le pari, avec un certain succès, de continuer et finir ce roman (ICI). Sa retranscription fidèle de l’univers d’Austen, sans jamais l’égaler, m’avait assez plu. J’étais donc curieuse de voir de quelle manière Juliette Shapiro allait se lancer dans le même défi. Or, si j’ai volontiers posé mes valises à Sanditon la première fois, cela n’a pas du tout été le cas avec ce nouveau roman !

Geisha

Auteur : Arthur Golden
Traduction : Annie Hamel
Genre : Roman

Edition : Lgf
Collection : Ldp
Parution : Mai 2006
Pages :  575 pages

Prix : 7,90 euros


Résumé

À neuf ans, dans le Japon d'avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d'extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu'il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l'amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d'une rivale. Elle rencontrera finalement l'amour...

Avis

Pour écrire Geisha, Arthur Golden s’est inspiré de témoignages et de la vie d’une certaine Mineko Iwasaki. Ces mémoires fictives suivent le parcours de Chiyo, petite fille de 9 ans, vendue par son père à un Okiya (maison close japonaise). C’est là qu’elle qu’elle suivra un apprentissage difficile et semé d’embuches pour devenir Sayuri, l’une des geishas les plus réputées de son époque. 

Au fil des pages de ces mémoires, on voit la jeune Sayuri évoluer dans un univers très codifié qui fait la part belle aux rivalités et aux désirs mais où les apparences sont primordiales. Arthur Golden décrit avec minutie et beaucoup de réalisme le parcours de Sayuri en tant qu’élève et geisha au pays du soleil-levant, dans les années 30. Pour mois, Geisha est surtout un roman d’initiation et d’apprentissage avant d’être un roman d’amour même si la relation entre le Président et Sayuri sert de toile de fond à une grande partie de ces mémoires. 

Femmes de dictateur

Auteur : Diane Ducret
Genre : biographie, historique

Edition : Pocket
Publication : 16 février 2012
Pages : 439 pages

Prix : 7,70€


Résumé

Elles s'appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda... Ils s'appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler... Qu'elles soient filles de noce ou grandes bourgeoises intellectuelles, simple passade ou amour passionné, ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d'être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu'ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l'un des ressorts du pouvoir absolu. Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l'intervention de la politique et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et sont passées par le lit des dictateurs.


Avis de Marie

Intéressée par le concept, j’ai décidé de me plonger dans la lecture de Femmes de dictateur. Diane Ducret nous propose avec ce livre d’entrer dans l’intimité des grands dictateurs de l’histoire d’un point de vue original : celui des femmes qui les ont entourés. Il a été une véritable surprise. Ayant déjà lu ce type d’ouvrage, je m’attendais à un récit long et rébarbatif. Sauf que cela n’a pas été le cas!
L’auteure a une plume très agréable : simplicité et efficacité sont ici mises au service de l’écriture historique et biographique. Le livre est divisé en plusieurs parties qui correspondent à chaque fois à un dictateur. L’avantage est de pouvoir les lire dans le désordre, en fonction de ses préférences. D’ailleurs, j’ai plus apprécié certaines parties que d’autres, mais cela tient davantage, je pense, à mes préférences en matière d’histoire plutôt qu’à un problème dans le récit.
Le fait d’avoir abordé la vie de ces personnages marquant de l’Histoire par l’entremise des femmes permet à ces dernières de retrouver la place qu’elles méritaient. Ce livre met très bien en évidence le rôle prépondérant que chacune de ces femmes a tenu mais également le destin le plus souvent tragique qu’elles ont eu.
J’ai apprécié notamment les recherches que l’auteure a réalisées dans le cadre de son écriture. Certes, les férus d’histoire pourraient estimer que l’auteure a trop simplifié. Mais c’est justement pour moi l’intérêt de ce livre qui consiste surtout en une introduction à l’histoire. Il permet d’avoir un premier aperçu d’autres personnages de l’histoire parfois occultés. Donc, oui il s’agit bien d’une vulgarisation de l’Histoire mais pas au sens péjoratif du terme. Moi-même passionnée d’histoire, j’ai déjà lu de nombreux ouvrages de ce type mais parfois certains ont pu me paraître ou trop complexes (quand je n’avais pas déjà d’assez bonnes connaissances de base sur le sujet) ou trop rébarbatifs, trop techniques. A l’opposé, Femmes de dictateur m’a parfois un peu laissée sur ma faim en étant un peu trop sommaire.

Avec Femmes de dictateur, Diane Ducret a su attirer l’attention en nous proposant de nous introduire dans la vie sentimentale de ces grandes figures de l’Histoire. De par son style d’écriture, elle permet ici à de nombreuses personnes qui le souhaitent, d’avoir un premier aperçu de la vie de ces personnages marquants. Rien n’empêche les lecteurs d’aller par la suite plus loin et d’approfondir leurs connaissances avec des ouvrages plus spécialisés.


Citation : « Après tout, le consentement populaire n’est qu’un détail dont elle peut se passer ».

Note :

8/10

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