Auteur :
Amanda Downum
Titre VO : The Drowning City
Traduction : Maryvonne Ssossé
Genre :
fantasy
Edition : Orbit
Publication : 2 mars 2011
Pages :
304 pages
Prix :
18,20 euros
Achat :
La
Fnac – La Cité des Eaux
Résumé
Bienvenue à Symir, la cité des eaux.
Port foisonnant, jungle
urbaine aux senteurs exotiques, refuge des exilés et repaire des contrebandiers,
Symir abrite aussi de violents révolutionnaires, déterminés à renverser le
gouvernement impérial corrompu.
Pour Isyllt Iskaldur,
espionne et nécromancienne, cette révolution est une chance de prouver qu’elle
mérite sa couronne au sein de son clan.
Pour cela, elle doit aider à
faire tomber les palais de Symir. Mais dans cette cité trempée par la mousson,
les eaux montent, les monstres des canaux se réveillent… et Isyllt devra
bientôt choisir entre sa mission et la vie d’un homme qui a pourtant juré sa
perte.
Avis de Marie
Attirée par la couverture et
le résumé, je me suis laissée tenter par La
Cité des Eaux il y a quelques années. Je m’attendais
vraiment à mieux… Sans être un mauvais roman, je ne l’ai pas trouvé génial non
plus. J’ai surtout continué par curiosité et au final, je suis
restée sur ma faim.
Grande adepte de fantasy, en
lisant le quatrième de couverture, j’ai trouvé intéressants l’univers dans
lequel se déroulait l’histoire et le personnage principal. Et ils le sont, sur
ce point-là, aucun doute. Mais une fois refermé, il
ressort de ce livre une impression de superficialité, comme si de trop
nombreuses questions restaient en suspens. Isyllt est une
nécromancienne envoyée par son pays à Symir afin de comprendre les évènements
qui s’y déroulent et d’en tirer profit si possible. La ville est au bord de la
guerre civile, des révolutionnaires tentant par tous les moyens de renverser le
gouvernement impérial. Or, c’est également l’occasion pour Isyllt de renforcer
sa position au sein de son clan. Malheureusement pour elle et ses compagnons,
la situation va s’avérer beaucoup plus compliquée et dangereuse qu’au premier
abord et leurs vies vont être rapidement menacées.
À la différence de la
plupart des romans fantasy se déroulant dans des univers moyenâgeux occidentaux,
ici l’auteure nous embarque dans des
contrées exotiques rongées par les conflits civils et politiques. De
ce côté là, Amanda Downum a réussi son pari en nous plongeant dans une ambiance glauque et étouffante. Symir
est une ville construite près de la jungle. Port foisonnant, elle réunit toutes
sortes de tribus sous l’autorité de l’empire. Mais toutes ne reconnaissent pas
cependant ce gouvernement et souhaiteraient changer l’état des lieux.
Problème : aucune de ces tribus n’arrivent à s’accorder sur les moyens d’y
parvenir : tandis que certains condamnent toute violence, d’autres, les
plus extrêmes, n’hésitent pas à s’en prendre violemment aux représentants de
l’empire et à ceux qui les soutiennent et tant pis pour les dommages collatéraux.
C’est un mal nécessaire. Conflits
politiques et trahisons sont donc mis à l’honneur, donnant vie à une histoire
riche en rebondissements et en actions mais toutefois prévisible…
Parlons un peu des personnages maintenant. Dans l’ensemble, j’ai trouvé qu’ils étaient abordés de manière
beaucoup trop superficielle, à l’exception d’Isyllt (normal, c’est
le personnage principal) et d’Asheris. Isyllt n’est pas une héroïne banale.
Nécromancienne de son état, on ne peut pas dire qu’elle soit bien vue par les gens
qui l’entourent. Après tout, ceux qui pratiquent la nécromancie sont sans cesse
en contact avec la mort. Forcément, ils sont plutôt froids (mouhaha !).
Par ailleurs, c’est une femme très intelligente, qui perçoit rapidement tous
les enjeux de sa présence à Symir. Volontaire et courageuse, elle ne reculera
devant personne pour parvenir à ses fins, tout comme Asheris. Malgré tout, je
ne les trouvais pas vraiment attachants. Pour ce qui est des autres
personnages, c’était encore pire. Certes, l’auteure a avant tout voulu mettre
en avant leur côté sombre. Mais cela ne devrait pas empêcher de s’y attacher
(les membres de la Compagnie Noire créés par Glen Cook ont beau être des
psychopathes en puissance, pour autant, je les trouvais sympas moi !). Or
ici ce n’est pas du tout le cas, sûrement à cause de cette impression de
superficialité. Tous ces éléments font retomber un roman à première vue
original dans les clichés de la fantasy. Bref, du vu, vu et revu encore !
Au final je n’ai ni adoré ni détesté La Cité des Eaux. Mais une chose est
sûre, je ne le relirai pas, être déçue une fois m’ayant suffi. Surtout qu’il m’a laissé
sur ma faim. Bien qu’il s’agisse d’une série, ce premier tome est indépendant,
donc je n’ai aucun espoir de voir les points sombres de l’histoire éclaircis.
C’est dommage ! L’idée de départ était bonne et l’univers original mais le
tout a été assez mal exploité.
Note


Aïe après avoir lu ton avis, j'avoue ne pas être fort tentée :/
RépondreSupprimerC'est vrai que ça donne pas trop envie ^^'
SupprimerAprès, je ne peux que t'encourager à te faire ton propre avis. Personnellement j'ai été assez déçue par ce livre et ça se ressent bien dans ma chronique.
Pour avoir lu beaucoup de fantasy, il y en a où la couverture ne paye pas de mine et qui sont géniaux !