Auteur :
Robin Hobb
Titre VO : The Liveship Traders - Ship of
Magic
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Genre : Fantasy
Edition : J’ai Lu
Publication : Août 2007
Pages :
316 pages
Prix :
7,20€
Résumé
Les vivenefs sont des
vaisseaux magiques liés à la famille qui les possède. Ces navires sont
insaisissables, ils bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les
monstres marins, sèment les pirates… et sont surtout l’objet de toutes les
convoitises.
Vivacia est la vivenef de la
famille Vestrit. Le capitaine Ephron Vestrit est mourant et, parmi les siens,
chacun ourdit complots et traîtrises pour s’approprier son vaisseau, car
l’héritage d’une vivenef ne se transmet pas comme un legs normal. Et ce tandis
que d’autres dangers se profilent à l’horizon : les serpents de mer qui
infestent les océans se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses
pairs sous un seul pavillon : le sien…
Avis de Marie
Fan inconditionnelle de L’Assassin Royal, je ne pouvais pas
passer à côté des Aventuriers de la Mer,
sachant que les deux séries finissent par se croiser au cours des aventures de
Fitz. Je voulais notamment en apprendre plus sur cette fameuse Althéa, qui apparaissait
comme un personnage au tempérament de feu. Et je n’ai pas été
déçue !
Nous retrouvons donc le même
univers que dans L’Assassin Royal,
sauf que cette fois les évènements se déroulent à
Terrilville, une ville portuaire marchande et non dans les Six-Duchés.
Plus précisément, nous allons suivre le parcours de la famille Vestrit, une
famille de marchands traversant une phase très difficile. Le chef de famille et
capitaine de la Vivacia, Ephron, est mourant. Qui héritera du navire à sa
mort ? Robin Hobb nous plonge alors dans les sombres
machinations ourdies pour obtenir le commandement du navire et qui vont
déchirer la famille Vestrit. Car Vivacia n’est pas un
navire comme les autres : c’est une vivenef, un navire plus
rapide que tous les autres, objet de toutes les convoitises et qui possède une
particularité qui n’est pas des moindres : à son éveil, elle possèdera sa
propre personnalité, forgée grâce aux générations de marchands qui ont rendu
leur dernier souffle sur le navire afin de lui confier leurs souvenirs et leur
savoir. L’enjeu est de taille, il en va de l’avenir de toute une famille !
J’ai eu un peu de mal au
début à me plonger dans ce premier tome. En effet, il m’était difficile
de me détacher de la saga précédente de l’auteure, m’attendant à
chaque page à croiser des personnages de L’Assassin
Royal. Or, ce n’est pas le cas, on ne trouve que quelques petites
références aux Six-Duchés à une exception près : Ambre. Pour celles et
ceux connaissant la suite et/ou ayant déjà lu L’Assassin Royal, vous aurez déjà fait le rapprochement. Pour les
autres, je ne dirais rien ! Ambre reste, dans les deux sagas, mon
personnage favori !!
Ensuite, l’histoire est
coupée en plusieurs points de vue. Par conséquent nous suivons chaque
personnage indépendamment des autres et cela m’a un peu gênée car dès
le début, j’avais une préférence pour Althéa. Mais quand on connaît un minimum ce
que fait Robin Hobb, on sait très bien que tout finit par se recouper.
Une fois ces attentes
reléguées au second plan, j’ai enfin pu apprécier ma lecture à sa juste valeur.
Robin Hobb possède une plume incroyable ! Avec talent, elle
parvient à nous plonger complètement dans cet univers fantastique et moyenâgeux
grâce à des descriptions soignées et des personnages extrêmement bien
travaillés.
Kefria et Althéa sont les
filles d’Ephron Vestrit et toutes deux espèrent hériter de la vivenef à la mort
de leur père. Or, seule l’une d’elles le pourra. La première est une épouse
soumise à son mari Kyle, un homme odieux et égoïste, prêt à tout pour arriver à
ses fins. Althéa est une jeune femme passionnée et impulsive et possède un lien
fort avec le navire. Alors quand elle comprend qu’il est en train de lui
échapper, elle ne le supporte pas et va tout faire pour le récupérer. Mais
la lutte contre Kyle sera difficile, lui qui estime que la place d’une femme
n’est pas sur le pont d’un navire et qui n’hésitera pas à utiliser ses propres
enfants pour satisfaire ses ambitions. Ainsi, Hiémain, son fils aîné, en fera
malheureusement les frais, lui qui se destinait à une carrière de prêtre et non
de marin…
Tout en s’intéressant à
l’ensemble de la famille Vestrit, Robin Hobb nous dresse également le portrait
de Kennit, personnage aussi ambitieux que retors et qui aspire à devenir le roi
des pirates (Jack Sparrow n’a plus qu’à aller se rhabiller !). Mais pour
cela, il lui faut une vivenef… (Finalement, il aurait peut-être dû se contenter
du Black Pearl comme Jack, ça aurait été moins compliqué).
Les Aventuriers de la Mer, ce n’est pas que des personnages humains. Il y
aussi les serpents de la mer, ces êtres mystérieux dont l’espèce semble
condamner à disparaître et qui entretiennent un lien particulier avec les
vivenefs. Dans Le vaisseau magique nous faisons également la connaissance de
deux d’entre elles : Vivacia et Parangon. Difficile de croire qu’il s’agit
de simples bouts de bois animés capables de parler !
Tous ces personnages
prennent place au beau milieu d’intrigues et de complots. Car il ne faut pas
oublier que le commerce est une forme de pouvoir. Et qui dit pouvoir dit aussi
trahison. Comment tous ces personnages vont-ils évoluer ? Parviendront-ils
tous à leur fin ?
Ce premier tome ne fait que poser les bases de la
série. Les personnages sont nombreux et le monde dans lequel ils évoluent,
vaste. Cette étape introductive était donc une nécessité ! Pour autant,
une fois le livre terminé, je n’ai eu qu’une envie : enchaîner direct avec
la suite. Tout en faisant partie du même univers que L’Assassin Royal, ces deux séries peuvent être lues indépendamment.
Cependant, il faut savoir qu’à un moment donné, les deux mondes se recoupent et
nous apprenons la suite directe des Aventuriers
de la Mer dans L’Assassin Royal.
Extrait
« L’instant si longtemps espéré était parti comme il était venu ;
Vivacia était éveillée, et, à part le premier élan de triomphe, elle n’avait
rien ressenti de ce qu’elle attendait. Le prix était trop élevé.
A la seconde où elle se fit cette réflexion, elle
regretta de ne pouvoir l’oublier. C’était la trahison suprême de se tenir sur
ce pont, non loin de la dépouille de son père, et de se dire que le prix à
payer était trop élevé, que la vivenef ne valait pas la mort d’Ephron Vestrit,
ni de son grand-père ni de son arrière-grand-mère. Vivacia n’était pas la cause
de leur trépas, mais plutôt la somme de leurs legs ; en elle, ils
continuaient à vivre. »
Note
4/5 |

J'ai adoré cette série ^^ Mais j'avais eu un peu de mal au début du tome 1, je trouvais que c'était un peu long... Et les points de vue différents me gênaient aussi un peu ^^ Mais au final, passée la première moitié du tome, j'ai adoré, et la suite encore plus ! Je te souhaite de passer un bon moment avec la suite de cette saga ^^
RépondreSupprimerj'ai lu les deux séries, avec une préférence pour les aventuriers.
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