Auteur : Henri Lœvenbruck
Genre : fantasy
Edition : Bragelonne
Publication :
Décembre 2010
Pages : 787 pages
Prix : 25€
Achat : Amazon – La Moïra
Résumé
L’enfant s’appelle Aléa…
Jeune orpheline de treize ans, elle hérite
involontairement d’un don étrange et se retrouve alors au centre d’intrigues
qui la dépassent. Sur l’île de Gaelia, nombreux sont les politiciens et les
religieux qui convoitent cette puissance ; nombreux sont ceux qui
redoutent cette élue aux facultés uniques, qui pourrait changer la face du
monde…
Alors qu’au sud, une armée est en marche pour
reconquérir l’île volée à ses ancêtres, la jeune Aléa a désormais de nombreux
ennemis : les Soldats de la Flamme, des fanatiques religieux qui voient en
elle un nouveau danger, le Conseil des druides, qui lui envient son pouvoir, ou
encore les terribles guerriers de Maolmordha…
Prise au cœur d’un conflit colossal, Aléa fuit
la mort qui la traque sans pitié. La meute de ses poursuivants grandit de jour
en jour. Le moment est proche où elle devra faire face à son destin.
Dans l’ombre, tel le reflet d’un miroir, Imala,
une louve solitaire, vit une aventure étrangement parallèle à celle de la jeune
fille. Leurs existences sont-elles liées ? Leurs avenirs respectifs sont
encore flous, mais une destinée unique attend la louve et l’enfant.
Avis
de Marie
Cette trilogie est un véritable coup de cœur ! Comment vous parler
en quelques lignes seulement de ce pavé ? Je ne vais pas détailler chacun
des tomes parce que sinon, on ne s’en sortira pas, tellement je pourrais me
montrer bavarde dessus ! Mais vous allez quand même avoir droit à un petit
roman, je suis une incorrigible bavarde…
L’histoire se passe en Gaelia,
une île divisée en cinq comptés rivaux, à une époque moyenâgeuse où
mystères et légendes règnent. Avec La
Moïra, nous assistons à la fin d’une époque
et au début d’une nouvelle. Aléa, une jeune orpheline, va jouer un
rôle prépondérant dans cette transition. Trouvant un jour, par le plus grand
des hasards, une bague lui conférant d’importants pouvoirs magiques, elle va
perturber l’ordre établi et soulever un vent de panique chez les druides. Vont
s’affronter alors deux visions, l’une ancienne, figée et l’autre, nouvelle,
prônant l’évolution vers un monde nouveau. Ses ennemis seront nombreux. Aléa devra alors lutter pour accomplir
sa mission car elle est le
Salmidanach et c’est à elle que revient la lourde charge de
façonner l’avenir du monde.
Henry Lœvenbruck mêle habilement légendes celtiques et bretonnes pour
donner vie à cet univers fantastique. Grâce à sa superbe plume, il nous
embarque dans un voyage merveilleux aux confins de Gaelia. Mais son travail de
précision ne s’est pas arrêté aux descriptions de paysages. Les personnages sont extrêmement bien travaillés.
Nous suivons l’évolution d’Aléa, adolescente à peine sortie de l’enfance, pour
la voir grandir au fur et à mesure de son voyage. A ses côtés, elle réunit une équipe
pour le moins originale : Molljn le nain plein d’humour, le druide Phelim,
Galiad le magistel (protecteur du druide), Erwan, plus qu’un simple magistel
mais également Faith, une barde. Chaque relation entre les personnages est bien
approfondie, ce qui les rend encore plus attachants.
La force de
ce livre réside également sur un point en particulier : les loups. L’auteur nous montre ici toute sa passion pour ces animaux
magnifiques en nous en faisant des descriptions très détaillées, que ce soit de
leur apparence comme de leur comportement. Cette œuvre a ainsi pour autre
personnage principal une louve blanche, Imala,
rejetée des siens pour sa différence et reflet animal
d’Aléa. Leurs destins sont liés, pourtant elles vont chacune suivre
leur chemin de leur côté. Se croisant et se séparant à de multiples reprises, chacune
va poursuivre son périple afin de sauver Gaelia des forces maléfiques qui la
menacent. Comme dans beaucoup d’œuvre de fantasy d’ampleur, les protagonistes
sont donc nombreux.
Les
intrigues politiques sont tout aussi nombreuses et complexes, ce qui permet
d’avoir de multiples rebondissements. Les
femmes ont un rôle important ici. Car dans ce monde fait par et pour les hommes,
elles vont devoir imposer leur vision pour en construire un nouveau où elles
auront toute leur place. Secrets, meurtres et trahisons sont par conséquent de
la partie. Henry Lœvenbruck a le sens du détail et met habilement à profit tout
son savoir pour nous livrer un récit hautement addictif !
La Moïra est un roman
fantasy initiatique comme je les aime : à la fois riche et complexe, nous
y découvrons un monde enchanteur fait de mythes et légendes avec des
personnages tous plus intéressants et attachants les uns que les autres. A ce
jour, ce roman demeure l’un de mes préférés dans le genre ! Je ne peux
donc que vous le recommander.
Extraits
« Retrouve Aléa, chuchota-t-il en lui adressant un clin d’œil.
Retrouve-la et fais ce que tu dois. Elle compte pour toi plus que tout au
monde. Je l’ai vu dans ton esprit. Retrouve-la, Erwan. »
« Je ne sais pas pourquoi tu me suis, ma louve, et je ne sais
pas non plus pourquoi cela me fait plaisir… Mais il y a quelque chose entre
nous. Tu le sens, toi aussi, n’est-ce pas ? »
« L’histoire était en train de se jouer. Maintenant. Une seule
fois. Il n’y aurait pas de deuxième chance. Aléa, elle, l’avait compris et
l’assumait chaque matin, chaque jour, devant chaque épreuve. Gaelia devait
changer. »
Note
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| 10/10 |


Je ne connaissais pas du tout, alors merci pour la découverte :)
RépondreSupprimerDe rien, cette trilogie est géniale et la suite tout aussi bien !
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